ACCIDENT SPECTACULAIRE A COTE DE LA STELE MERMOZ
Un camion de marque Berliet immatriculé DK 9483 Y qui a perdu ses freins a causé une grande frayeur au niveau du carrefour de la Stèle Mermoz ce jeudi 23 août 2007. Vers 16 h 40, le camion fou qui venait de la VDN a percuté l’arrière d’une 307 grise immatriculée DK 1837 AB que ses occupants venaient à peine de quitter. En effet, c’est par chance que l’un des passagers a évité le drame puisque c’est au moment de refermer la portière de la 307 que le camion s’est servi de ladite voiture comme frein. Le vacarme a été entendu de loin. Du tableau lumineux publicitaire, il n’en reste que des morceaux. Il en est de même de l’arrière de la 307. Heureusement, il n’y a eu que des dégâts matériels. Son méfait accompli, le chauffeur a pris la fuite.
«JOURNEE DES TIRAILLEURS» EDITION 2007 : LE 1ER DECEMBRE DATE DE COMMEMORATION
C’est hier, jeudi 23 août, que le Sénégal et tous les pays d’Afrique concernés devaient célébrer la journée du «tirailleur sénégalais». Mais pour l’édition 2007, le Président Abdoulaye Wade qui a l’habitude d’inviter, à l’occasion, ses homologues africains, a différé la cérémonie jusqu’au 1er décembre. Depuis son institution en 2004 sur décision du chef de l’Etat, la «Journée du tirailleur» est commémorée les 23 août de chaque année, en souvenir de la date du débarquement du 6ème régiment des tirailleurs en Provence (France). Cet évènement avait marqué la libération de la France de l’occupation allemande lors de la deuxième guerre mondiale (39-45).
«JOURNEE DES TIRAILLEURS»… (BIS)
Même si la date du 23 août a été repoussée, celle du 1er décembre, retenue pour la commémoration de l’édition 2007, n’est pas fortuite, puisqu’elle fait référence au massacre des «tirailleurs sénégalais» au camp militaire de Thiaroye, bombardé le 1er décembre 1944, vers 3 heures du matin, sur ordre des autorités françaises. Représentant un bataillon de 1280 soldats africains qui venaient de participer à la libération de la France, ces «tirailleurs sénégalais» réclamaient le paiement de leur solde. Ils succomberont fusillés par plusieurs unités de l’armée française, appuyées par la gendarmerie. Pour commémorer ces héros noirs, le Président Wade a pris l’engagement de leur consacrer chaque année une journée afin que l’Afrique, à travers le Sénégal, se souvienne de ses guerriers.
LES STEWARDS DE DAKAR EN GREVE
Pour avoir réclamé vainement une hausse de salaire, les travailleurs de Dakar Catering ont croisé hier les bras. Ces travailleurs s’occupent de tout ce qui est alimentation et propreté dans les avions et sont connus sous le nom anglais de stewards. Ils sont 221 employés à avoir organisé hier, un sit-in devant les locaux de la direction générale pour réclamer une augmentation de salaire. Mais les négociations n’ont pas abouti. Conséquence, ils ont décidé d’observer un arrêt temporaire de travail accompagné de port de brassages rouges. En plus de l’augmentation de salaire, ils réclament, pour l’essentiel, le paiement du 13ème mois et la revalorisation de la prime de plateau. Puisqu’ils sont en grève, qui va servir les passagers à bord des avions en partance de Dakar ? Attendons de voir la suite.
AFFAIRE DES OSSEMENTS DE RUFISQUE
Depuis deux ans maintenant, l’enquête relative à l’affaire des ossements découverts en 2005 dans l’enceinte de la municipalité de Rufisque, tarde à révéler le secret qui s’y cache. Et pour tirer les choses au clair, le maire Ndiawar Touré a exigé les résultats de l’enquête. Ces ossements avaient été découverts dans le cadre des travaux d’extension de l’hôtel de ville. C’est alors que les autorités judiciaires ont été saisies pour constater cette découverte macabre. Depuis lors, l’enquête suit son cours et semble être bouclée, mais aucun résultat n’est fourni. Ainsi, face à de nombreuses sollicitations de la part du bureau municipal, des présidents des commissions techniques et des populations, le maire de la ville de Rufisque voudrait être fixé sur les résultats de cette enquête. Pour lui, puisque cette découverte s’est faite sous son magistère, «il est impérieux que cette affaire soit tirée au clair et que les responsabilités soient situées».
QUAND UN CONFRERE NOUS SEDUIT
Par Assane Sèye «Le Grand Journal» du Mercredi 22 Août 2007
REMANIEMENT MINISTERIEL EN VUE
Wade étranger à son nouveau gouvernement
Le Pape du Sopi s’est taillé un nouvel entourage ministériel qui l’empêche de dormir. En vérité, le maître s’est défait de son entourage historique et/ou politique pour des raisons que vraisemblance nous ignorons. Macky Sall, l’apôtre de la loyauté a été porté à la tête de l’institution parlementaire. Et Aguibou Soumaré l’a remplacé en tant que technocrate. Un ange est passé. Et le maître a commencé à comprendre qu’on ne se sépare pas trivialement de ses compagnons de toujours. Aujourd’hui, un remaniement ministériel pointe à l’horizon du gouvernement du Président de la République qui est devenu soudain étranger à son entourage.
Me Wade le Président de la République ne savait pas qu’on ne se défait jamais de ses compagnons historiques. Mais comme dans une République, les hommes passent et les institutions restent, le maître s’est laissé piéger par son goût du renouveau régalien. Cependant, il n’a fallu que le temps d’une rose pour qu’il se rende compte qu’un vide inexplicable poursuit son ombre institutionnelle. Et nos sources hyper sophistiquées nous signalent par ailleurs que le Pape du Sopi est soudain nostalgique de son entourage historique et semble secoué par une envie extraordinaire de l’avoir à ses cotés. Ainsi, il lui arrive d’en appeler quelques uns, et de discuter aimablement avec eux en terminant par leur dire qu’il est leur père…Suffisant pour comprendre que quelque chose trouble le sommeil du maître. Mais un quelque chose qu’il a du mal à extérioriser. Et nos sources qui ne cessent de fouiner dans les méandres du palais présidentiel, suivent avec intérêt l’évolution de cette situation impossible et restent formelles sur l’imminence d’un remaniement ministériel qui risque encore de s’attacher les services de Macky Sall à la primature, et de tous les autres fidèles compagnons du pape du Sopi défénestrés du gouvernement. Certes, la tâche ne sera pas aisée mais pas impossible car un seul décret présidentiel peut régler tout ce dilemme politico institutionnel. En effet, Aguibou n’aura pas démérité mais le problème n’est pas là mais bien dans la tête du maître de céans. Il est vrai qu’un lobbying intense a eu raison de Me Wade et l’a poussé à inverser la tendance gouvernementale. Mais comme ce lobbying qui ne voit que le fauteuil présidentiel commence à perdre du terrain en raison du réalisme du peuple sénégalais pour son devenir, qui n’est pas une partie de ping-pong à jouer après le brouillard, la lucidité fait place. Wade a beau s’adapter à son nouveau entourage mais chassez le naturel, eh bien il revient au galop. Et à un jet de sa succession, nos sources nous révèlent que Wade sans sa posture politique et son entourage avec qui il est entré au palais, il devient exclusivement une sommité intellectuelle. Or tout le mythe de ce dernier est bâti sur sa dimension politique par laquelle les Sénégalais ne le reconnaissent plus. Donc un silence pesant taraude l’esprit des compagnons de combat du maître. Mais le Maître lui-même n’a plus l’esprit tranquille et seul un remaniement pourrait le délivrer de sa peine. Gageons que ça ne tarde.
DAKAROLOGUE
Vive le Roi du Maroc!
Mohamed VI est le roi du Maroc. Il ne fait pas dans ce qu’il est convenu d’appeler la dentelle, il n’est pas un adepte de la langue de bois ou du discours réputé être politiquement correct. Au passage, nous le saluons et nous l’encourageons dans toute la mesure du possible. Comme qui dirait en effet, il a le profil de l’emploi. Le Sénégal et le Maroc en effet, c’est toute une histoire, une très longue histoire. Les générations devraient être édifiées. Lors de la cérémonie d’ouverture d’un colloque organisé le 3 Août dernier, le moderne roi du Maroc disait que la balkanisation ne peut être que néfaste, néfastissime pour nous, pour les africains, les oubliés de la grande histoire comme disait l’allemand Hegel. Pour ceux qui ne savent pas, le mot balkanisation avait été forgé à la fin de la seconde guerre mondiale, du temps des maréchaux de plus que triste mémoire que furent Josip Broz Tito de la défunte Yougoslavie et Pétain qui furent tous les deux des génocidaires. Au sommet d’Accra, il était beaucoup question de l’Union africaine, des Etats-Unis d’Afrique. Ce fut pertinemment et à bon droit que les panafricanistes Jomo Kenyatta, Kwameh Nkumah du Ghana, le Roi Hassan II du Maroc, L.S.Senghor du Sénégal, le plus que controversé Ahmed Sékou Touré de Guinée, notre éminent compatriote Cheikh Anta Diop fondateur/créateur du laboratoire Radio carbone 14 de notre université avaient été cités, donnés en exemple. Sur toute la ligne, le Roi du Maroc a raison. Les africains ont tout intérêt à faire bloc.
LE FRONT SIGGIL SENEGAL TOUJOURS DELIRANT
Quand Ousmane Tanor Dieng assimile le Sénégal au Togo
Les membres du «Front Siggil Sénégal » dont nous ne nous lasserons jamais de dénoncer les manœuvres, ont ressurgi cette semaine. La bande au plus ténébreux des politiciens Sénégalais, Ousmane Tanor Dieng pour ne pas le nommer, a rendu visite à une délégation de l’Union européenne pour les tympaniser avec leur discours pour le moins farfelu. La tenue des assises nationales défraie la chronique. Il faut le dire, avec cette hantise, Ousmane Tanor Dieng et ses amis du «front» n’ont qu’une seule visée, un seul dessein, à savoir, diaboliser le régime en place. Et pour ce faire, ils se permettent tous les coups bas. Ils sont même allés jusqu’à vilipender le régime libéral chez une délégation de l’Union européenne.
La démarche des membres du fameux machin «Front Siggil Sénégal» (Fss), adopte une attitude vraiment pas sénégalaise. En effet, ils ont rendu visite cette semaine à une délégation de l’Union européenne. Cette démarche montre, si besoin en était que Tanor et ses amis ne savent plus sur quel pied danser. En quoi une délégation de l’Union européenne, serait elle capable de redresser une «situation» politique sénégalaise qui, malgré les discours de Ousmane Tanor Dieng, n’en est pas moins stable ? Et pourtant, l’on se rappelle que Ousmane Tanor Dieng, alors secrétaire général adjoint de l’agonisant parti socialiste, a tout fait pour permettre au candidat Diouf de rester au pouvoir en 2000. Et pourtant, ce même Ousmane Tanor Dieng, lui-même candidat socialiste lors de l’élection présidentielle de février 2007 a été fâcheusement snobé par l’électorat sénégalais. Pas même une place de dauphin. Notre ami, aurait-il la mémoire aussi vieillissante au point d’oublier en moins de six mois seulement, que les électeurs Sénégalais, fatigués par quarante années de règne socialiste, lui ont tourné le dos lui et ce qui reste du parti socialiste. ? A dire vrai, on aurait dit que notre ami Tanor ne sait plus où se trouve le Nord. Et jugez en vous-mêmes. Voila un extrait de la pensée délirante de notre ténébreux ami politicien : «Même si les corps diplomatiques et représentants de l’Union européenne ne vont pas s’immiscer dans les affaires de notre pays, … ils doivent être bien imprégnés du risque de chaos qui guette le pays… ». Soubhana-la ! Thiey Tanor déél wakh diaame ! Allez demander à monsieur Dieng de ne pas nous assimiler au Togo, Etat dont nous respectons la souveraineté, pour expliquer une corrélation entre les deux pays. Monsieur Dieng, le Togo n’est pas le Sénégal et le Sénégal n’est pas le Togo. Sachez monsieur que chacun de ces deux pays a ses réalités ; bref, son histoire propre même s’ils appartiennent tous à la Grande famille africaine que les Présidents Wade et Khadafi entre autres veulent unifier pour sa renaissance. Ceci au moins, est un véritable combat que de dignes fils du berceau de l’humanité sont en train de mener sur un autre front mais réel et réaliste celui-là.
El Hadji Mansour NDIAYE
LE STYLE DE IDY, LA PATIENCE DE WADE
Par Ndiogou Wack Seck
Pour rafraîchir les mémoires, nous ouvrons cette rubrique pour rappeler toutes les vacheries dont le Président Wade a été l’objet de la part de son ex-Directeur de Cabinet puis premier Ministre Idrissa Seck. Bon appétit !
C’était dans notre édition du mercredi 16 juin 2004
RETOUR A DAKAR DE L’EX-PM VENU RECUPERER SES ENFANTS
Idrissa Seck repartira-il dans deux jours aux USA sans répondre à la Dic ?
L’ancien Premier ministre Idrissa Seck est arrivé à Dakar hier en début de soirée par vol Air France en provenance des USA via Paris où il séjournait depuis sa disgrâce. Il a passé toute la nuit à recevoir ses partisans venus nombreux à son domicile du Point E. Même si on ne connaît pas toutes les raisons de son retour annoncé en grande pompe pour le mois de septembre prochain, des sources sûres laissent entendre que Idy est venu au pays récupérer ses deux enfants qui devaient terminer leur année scolaire et actuellement en vacances. Ils rentrent aux USA dans deux jours. Après les nombreux cas de détournement de deniers publics et privés dont il est accusé et dont une partie de la presse s’est fait l’écho, nous espérons que les limiers de la Division des Investigations Criminelles feront enfin leur travail pour entendre l’ex Premier ministre. En effet, Idy qui commence à traîner trop de casseroles outre le scandale des 52 milliards des chantiers de Thiès, doit normalement répondre devant les limiers de la DIC de la disparition subite de 18 milliards dans les comptes du trésor public Sénégalais. Une information révélée récemment par Mahmouth Saleh de l’Urd Fal. Autre scandale dans la longue liste des actes délictuels dont Idrissa Seck alimente actuellement la chronique jusque dans les instances internationales : la disparition de 141 milliards de francs (121 milliards de fonds dormants et 20 milliards d’intérêts générés) frauduleusement retirés du compte courant du Sénégal à l’Union européenne. Lequel détournement, estiment certains analystes financiers, n’aurait pas dû se produire sans la complicité de quelques fonctionnaires de l’UE. Sans oublier le «trésor» de l’Aser (Agence Sénégalaise d’électrification rurale) qui aurait grandement enrichi le maire de Thiès, ses amis et ses «driankés» et dont on ne parle jamais. L’ouverture d’une procédure judiciaire contre l’ex-Premier ministre ne fera que renforcer la crédibilité de la justice sénégalaise durement écorchée ces derniers mois suite à ces nombreuses «affaires» qui ont jalonné son fonctionnement.
CONFERENCE PUBLIQUE SUR UNE «FONDATION ABDOULAYE WADE»
Iba Der Thiam et Alioune Badara Cissé au front!
En prélude à la création de la «Fondation Abdoulaye Wade», M. Abdourahmane Ndiaye, ancien Directeur de cabinet ministériel et ancien membre du comité de rédaction du Journal SOPI, co-initiateur des 15 cadres de la Cis, organisent le samedi 19 juin 2004 au Novotel à 9 heures une conférence publique sur le thème : «Abdoulaye Wade, l’homme multidimensionnel». Elle aura pour modérateur et animateur le Pr Iba Der Thiam, Premier vice-président de l’Assemblée nationale et Me Alioune Badara Cissé, Avocat à la cour, Ministre conseiller du Président de la République. Ce projet de la fondation est dans sa phase terminale. Homme politique africain de renommée mondiale, Me Abdoulaye Wade ne laisse personne indifférent. Il compte de nombreux disciples et admirateurs aux quatre coins du monde, mais il ne manque pas non plus de détracteurs dans son propre pays. Ce qui fait de lui, comme tout homme politique, la cible de pourfendeurs. Me Wade a des qualités extraordinaires qu’il faut expliquer et vulgariser.
En marge cette conférence, les promoteurs présenteront cette idée qui a germé il y a huit ans. Une lettre d’orientation et d’autres documents permettent de faire connaissance avec les statuts, les objectifs et les stratégies de la Fondation Abdoulaye Wade en voie de reconnaissance officielle seront disponibles. Le public y est cordialement invité.
CHEUTEUTEUTEUT
Cette rubrique a pour seul but de divertir. C’est une séléction des “choses insolites” parues dans les differents journaux du pays... Sans arrière-pensée.
«L’Observateur» du mercredi 22 Août 2007
Ujtl
L’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl) n’est pas du tout satisfaite de la manière dont sont désormais organisées les Vacances citoyennes. Par la voix de leur secrétaire national chargé de l’administration, Amadou Diagne, par ailleurs coordonnateur de l’Ujtl de Pikine, les jeunes frères de Me Wade tirent la sonnette d’alarme. «Les Vacances citoyennes sont en train de mourir. Ce qu’on appelle aujourd’hui Vacances citoyennes, sous le ministre Mamadou Lamine Keïta, n’est qu’une composante des Vacances citoyennes sous le magistère d’Aliou Sow, dénommées Brigades citoyennes d’étudiants». Rien de nouveau sous le soleil. Du «tangal céeb» (du réchauffé). Pour s’en convaincre, Amadou Diagne, au nom de l’Ujtl, invite le Président Wade à faire un tableau comparatif de ce qui se faisait avant, sous le magistère d’Aliou Sow et de ce qui se fait aujourd’hui sous la houlette de Mamadou Lamine Këita.
Ujtl (Bis)
Parlant des fissures constatées au sein de leur structure, le secrétaire national chargé de l’administration de l’Ujtl trouve que ceci est regrettable. Pour Amadou Diagne, l’Ujtl est un grand mouvement présent dans les 325 communautés rurales du pays, avec les membres expérimentés, engagés, des jeunes qui n’ont pour référence que le Président Wade. «Il est peut-être normal qu’il y ait des malentendus. Mais l’important est qu’en notre sein, nous savons qui représente quoi et nous connaissons surtout les officiels. Aliou Sow est le parton de l’Ujtl, c’est-à-dire le secrétaire national investi par ses pairs à l’occasion de la conférence nationale des jeunes à Kaolack, sous la présidence effective du Président Wade.
Ujtl (ter)
Cette conférence, précise Amadou Diagne, a été le parachèvement d’un travail colossal pour le renouvellement et l’installation des structures. «Ces organisations qui s’agitent n’ont pas une culture politique. Car, quand on a un problème personnel avec quelqu’un, on doit pouvoir le combattre sur le plan des idées et au sein des structures. Il faut donc que les gens marchent sur des principes politiques car un parti politique, comme nous l’a appris le Président Wade, est une université. Par conséquent, deux tondus et trois pelés ne peuvent nullement ébranler l’Ujtl, parce que simplement, ils n’ont pas été investis lors des dernières législatives. Nous sommes une structure du chef de l’Etat qui regorge d’intellectuels dans tous les secteurs. Et les contempteurs d’Aliou Sow n’ont qu’à déchanter. Ils ignorent que Mamadou Keïta va bientôt quitter l’Ujtl, frappé qu’il est par la limite d’âge. Quant à l’Ujtl de Pikine, elle se porte à merveille et n’est à la solde de personne».
«L’As» du mercredi 22 Août 2007
Macky Sall
Parlons maintenant du président de l’Assemblée nationale. Pour dire que notre papier sur le report du meeting qu’il devait préside à Diawlé a fait des vagues. La plupart de ses collaborateurs nous ont appelé pour «rétablir la vérité des faits». En fait de rétablissement de la vérité, ils nous ont donné leur version. Moustapha Kane, son chef de cabinet à l’Assemblée nationale explique qu’en fait, c’est le président de la Communauté rurale de Diawlé, Omar Séne, qui devait organiser un meeting avec comme invité d’honneur Oulimata Dioum. Et il tenait à ce que Macky Sall honore de sa présence le meeting. Seulement, le meeting a été reporté du fait du désistement de Oulimata Diom. Et de préciser d’ailleurs que, pendant que tout cela se tramait, Macky Sall était aux Etats- Unis. Il n’a pas manqué d’égratigner la Génération du concret. Selon lui, le mouvement dirigé par KArim Wade n’existe nullement à Fatick.
MOUSTAPHA SOURANG AU CRD SPECIAL SUR LA RENTREE SCOLAIRE A TAMBACOUNDA
“L’école doit être hors délestages pédagogiques”
La salle de conférences du conseil régional a connu une grande affluence ce 21 août 2007. Les autorités administratives, les structures décentralisées, les parents d’élèves, les enseignants et les partenaires de l’éducation ont tenu à assister à ce CRD spécial préparatoire. A l’issue du CRD, le ministre de l’éducation le professeur Moustapha Sourang a donné des recommandations fortes. Il a toutefois invité les enseignants à faire en sorte que l’école soit hors délestage pédagogique et hors délestage de grève. Pour lui, les enseignants doivent méditer le pacte de stabilité lancé lors du CRD de Matam et se rappeler des propos d’un grand syndicaliste connu par son éthique, Iba Ndiaye Diadie qui disait que les intérêts des syndicats s’arrêtent là où commencent les intérêts des enfants.
Il revenait d’abord, pour ce CRD spécial présidé par le ministre de l’éducation, le professeur Moustapha Sourang à l’inspecteur d’académie monsieur Gana Sène de présenter le rapport introductif. Articulé autour de six parties: bilan de l’accès, bilan de la qualité, bilan de la gestion, intervention des partenaire, initiatives locales, perspectives pour 2006-2007, ce rapport a permis aux différents participants de se faire une idée nette de l’état des lieux de l’éducation dans la région. Ainsi, après le bilan qu’il a jugé non exhautif, l’IA Gana Sène scrute déjà l’horizon en pensant aux besoins en personnel enseignant qui s’élève à 147 pour l’élémentaire et 156 pour le moyen et secondaire, à l’élargissement de la carte scolaire, la construction d’un bloc scientifique et technique, l’introduction et la généralisation d’un uniforme scolaire, la redynamisation des organes de gestion du PDEFS. A la suite, de nombreuses questions ont préoccupé les intervenants: la construction du CEM de Kédougou, la fin des travaux du nouveau lycée de Tambacounda, les difficultés de la mutuelle des volontaires d’honorer ses engagements, le fonctionnement des CODEC (collectif des directeurs d’école), la surveillance des examens comme le BFEM, l’apport des collectivités locales. Une liste complétée par monsieur Bengaly Diallo qui a parlé au nom de l’intersyndicale et qui a mis l’accent sur la question de l’indemnité de recherche documentaire, le respect des accords issus des négociations gouvernement syndicats, la hausse des prix des denrées de première nécessité. A toutes ces interrogations, le professeur Moustapha Sourang a apporté des réponses. Il a tenu à remercier tous les participants et formuler les recommandations suivantes: la livraison de 230 classes de l’enseignement élémentaire, moyen et secondaire faisant de la région de Tamba, la région la plus dotée, la livraison du lycée de Bakel d’ici octobre, la livraison de l’IDE de Bakel, la livraison grâce à l’USAID/PAEM de sept collèges dont ceux de Balou, de Gabou, de Dindéfélo de Saraya, Sinthiou Maleme, Maleme Niani, Kayène avec pour chaque collège 10 ordinateurs et des manuels de la sixième à la troisième, la mise à temps des sortants de l’EFI et de la FASTEF. Le ministre de l’éducation a promis également, grâce au BCI, la construction du CEM de Diawara, la clôture de 15 écoles, la dotation de 5500 table bancs, la fourniture de 06 véhicules pour appuyer les IDE; les IVS et les IS. Concernant le nouveau lycée, sa réception est prévue pour novembre. Le ministre explique ce retard par le manque de ciment. Pour l’université, Moustapha Sourang rassure qu’une université industrielle et minière sera bel et bien construite d’autant plus que le plan est terminé et que la région a donné le terrain. Avant de clôturer la cérémonie, le ministre de l’éducation, conscient que les enseignants sont des personnes responsables, les a invité à concilier la revendication et la programmation, d’où la nécessité d’un pacte de stabilité pour permettre à l’école de faire l’essentiel, c’est à dire de permettre aux enfants de ne pas faire les frais des perturbations. C’est dans ce sens qu’il les a invité à méditer le pacte de stabilité lancé depuis le CRD de Matam et de se rappeler les propos de syndicaliste de rigueur et d’éthique. Feu Iba Ndiaye Diadie qui disait que les intérêts des syndicats s’arrêtent là où commencent les intérêts des enfants. C’est dire sans doute donc que l’année scolaire qui se profile à l’horizon sera peut- être une année de paix et de stabilité. Un prix à payer par les enseignants, les autorités, les collectivités locales, les partenaires si vraiment l’éducation est un patrimoine national.
Abdoulaye Mbow
(Correspondant)
NEGOCIATIONS NON CONCLUANTES ENTRE LES SYNDICALISTES, LE CNP ET LA CNES
Un préavis de grève menace le secteur privé
La commission ad hoc tripartie regroupant le gouvernement, le patronat et le mouvement syndical s’est réunie hier dans le but de trouver une solution aux revendications des syndicalistes. Plusieurs points ont été mis sur la table des négociations et ont fait l’objet d’un accord, exceptée l’augmentation généralisée des salaires. Ce point d’achoppement a endurci la position des syndicalistes qui n’excluent pas la confrontation avec le patronat et la possibilité de déposer un préavis de grève.
Une réunion de négociation s’est encore tenue hier entre l’Etat en tant qu’arbitre de l’ordre public social, le patronat regroupant la confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) et le conseil national du patronat (Cnp) et enfin le mouvement syndical réunissant 18 structures. La réunion entre les trois parties a porté sur la plateforme minimale des 18 centrales syndicales, mais elle a achoppé sur «la porte d’entrée», c’est-à-dire l’augmentation généralisée des salaires dans le secteur privé. Selon les syndicalistes, cette revendication demeure la priorité de leur plateforme qui comporte 10 points dont les 4 concernent directement le patronat. Les autres points, poursuivent les syndicalistes, relèvent de la compétence du gouvernement. C’est le cas de la baisse de la fiscalité sur les salaires, de celle des prix des denrées de première nécessité, du soutien des entreprises en difficulté, de la révision du statut des agents non fonctionnaires et de la révision du décret concernant les travailleurs journaliers.
Après avoir pris bonne note des revendications des syndicalistes, le patronat a fait une contre proposition en sériant les revendications en trois grands points, à savoir, la protection sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat et l’amélioration des conditions de travail. Le seul point sur lequel les deux parties ont été en désaccord a été le pouvoir d’achat. C’est un point qui a été éclaté en trois sous-points, à savoir la baisse des prix des denrées alimentaires, la baisse de la fiscalité sur les salaires et l’augmentation généralisée des salaires. Mais le patronat a protesté et proposé que la hausse des salaires jugée essentielle par les syndicalistes figure en filigrane dans la plateforme revendicative. «Certes, le patronat n’occulte pas l’augmentation généralisée des salaires, mais il propose qu’il figure en dernière position, ce que nous ne pouvons accepter», a dit Pape Birama Diallo, représentant du front unitaire et membre de l’Unsas.
Pour le mouvement syndical, le pouvoir d’achat des travailleurs et des populations, en général, est une exigence. C’est pourquoi, il y a eu un point d’achoppement sur cette question, parce que le patronat a considéré que «la porte d’entrée» des négociations n’est pas l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs par le biais de l’augmentation généralisée des salaires. Mais pour les syndicalistes, cette augmentation est capitale. Et ils disent être prêts à aller en confrontation avec le patronat. Afin de trouver un terrain d’entente, une autre rencontre est prévue le 6 septembre prochain avec comme facilitateur, le directeur du travail. D’ici-là, le mouvement syndical reste ferme sur sa position et menace de se faire entendre s’il n’y a pas de négociations sur l’augmentation des salaires.
Makhtar TALL