ASSEMBLEE GENERALE DES JARAAF DE DAKAR
La date du 26 est celle légitimement fixée
Après la conférence de presse tenue avant-hier par Atoumane Diaw et Cie à la piscine Olympique et fixant la date d’une A G extraordinaire le 25 août, le comité de gestion légalement élu, composé du Président Wagane Diouf, de Me El Hadji Diouf, de Ass Mamoune Sèye, de Alpha Dieng entre autres, s’est porté garant pour prendre toutes les initiatives que lui confèrent les règlements et statuts afin de démasquer ces démissionnaires qui ne peuvent plus parler au nom De l’ASC des Jaraaf de Dakar. Organisant une conférence de presse, hier au siège «Ker Jaraaf», la majorité du conseil qui normalement est composé de 43 membres dont 5 associés du fait de leur statut de président de sections sportives et d’animation, s’est prononcé sur le cas de ceux qui doivent parler au nom de l’Asc. Si on n’est pas membre actif, membre honoraire ou d’honneur, on n’a aucune prérogative pour agir au nom de l’Asc. Ce qui semble être le cas de la bande à Atoumane Diaw, Paco Diagne, Mbaye Thiam. En effet, depuis plus de trois ans, ces gens sont inactifs dans la vie du club. Soit ils ont démissionné et sont remplacés, soit ils ont disparu tout bonnement. Comme le stipule le règlement qui dit que tout membre qui s’absente successivement trois fois sans explication valable, est considéré comme démissionnaire. Ceci étant clair, l’Asc les Jaraaf va tenir son Assemblée Générale ordinaire le dimanche 26 Août au Siège «Ker Jaraaf». Aucune autre manifestation à son nom surtout celle d’une Ag extraordinaire ne sera permise. Selon les différentes interventions, les supporters derrière le Président Wagane Diouf sont prêts à tout pour que force reste à la loi.
Mamour Aw
ZIGUINCHOR: 455 KM EN TRICYCLE POUR RENCONTRER ME WADE
La ligue casamançaise de handisport soutient Abdou Vieux Sambou
La ligue Handisport de la région naturelle de la Casamance a décidé, jeudi, d’apporter son soutien au jeune Abdou Vieux Sambou, 25 ans, dans son projet de rencontrer le Président de la République Me Abdoulaye Wade. Ce « lion » du Handisport, disciplines athlétisme et haltérophilie, quitte ce samedi la capitale sud du pays pour rencontrer Me Wade au palais de la République, après avoir « avalé » 455Km en tricycle de compétition.
Pour donc apporter son soutien au jeune « lion » de l’athlétisme et de l’haltérophilie, qui pratique aussi le basket, les responsables de la ligue casamançaise de handisport ont donné un point de presse, jeudi, au centre des oeuvres catholiques de Ziguinchor. Sous la direction du président de ladite ligue, Henry Ndécky, ces derniers ont loué « le courage et la volonté » de celui qui a été sept (7) fois champion du Sénégal en athlétisme et plusieurs fois champion régional, à vouloir affronter les vicissitudes du voyage pour prendre langue avec le chef de l’Etat. Henry Ndécky, qui a dit qu’en dehors du soutien moral apporté au médaillé d’argent en athlétisme (1500m) en 2000 et médaillé de bronze en haltérophilie (75 kg) en 2000 également, a assuré qu’un apport en matériel lui sera donné. C’est ainsi qu’une boîte à pharmacie et une somme lui permettant de survivre pendant au moins 72 h, lui seront remis avant son départ fixé pour le samedi 25 Août 2007. La ligue de handisport de la Casamance a lancé un appel en direction des autorités régionales et nationales, en première ligne desquelles est le ministre des sports, « pour qu’on lui (Abdou Sambou) apporte non seulement un soutien matériel et sécuritaire, mais aussi pour que son audience avec le Président de la République soit facile ». Parmi les motifs de son « marathon », figure en bonne place, selon le concerné, « ma volonté de remercier le Chef de l’Etat pour ce qu’il a fait pour nous personnes vivant avec un handicap, et de lui demander une bourse étrangère ». En effet, ce « lion » de 25 ans, sélectionné en équipe nationale de handisport, discipline athlétisme et haltérophilie, depuis plusieurs années maintenant, et qui a été classé 4ème au Jeux africains de 2006, « désire profiter de la bourse que va m’octroyer le Président de la République, pour améliorer mes qualités et mes potentialités en matière de handisport, mais aussi nourrir mes parents de manière descente ». Ce jeune « lion » qui a fait ses premiers pas dans le handisport en 1999, a décidé de marquer plusieurs haltes tout au long de son périple. C’est ainsi qu’il s’arrêtera, entre autres, à Bounkiling dans le département de Sédhiou, à Soma en territoire gambien, à Nioro, à Kaolack commune, à Fatick commune, à Mbour, à Rufisque avant d’arriver à Dakar en principe neuf (9) jours après son départ. Sur ce qu’il ferait à chaque halte, le jeune athlète répond: « Je remettrai un document à l’autorité de chaque localité en vue d’une signature. L’ensemble des documents seront montrés au Chef de l’Etat pour servir de preuve ». A noter qu’une fois dans le territoire gambien, le jeune homme compte prendre un véhicule, « pour ne pas casser mes amortisseurs, car là-bas, l’état de la route laisse à désirer». En l’occurrence, Abdou Vieux Sambou a déjà fait réviser son matériel de compétition par un mécanicien et un menuisier métallique. Autant donc lui dire: à vos marques, prêts, partez!
Boubacar DIASSY
ABLAYE DIONE DU MINISTERE DES SPORTS SUR L’ELIMINATION DES LIONS DU BASKET
«Sam Vincent a failli à sa mission»
Les lions du basket ont été trop tôt sortis. Est- ce la faute au ministre qui n’était pas sur le téraflex. La fédération n’est-elle pas responsable quand on sait qu’elle avait porté son choix sur un certain Sam Vincent. Mais avec la Can féminine, l’espoir est permis. Les collaborateurs de Daouda Faye alias Vava vont se rendre d’abord dans la capitale du rail, pour voir l’état d’avancement des travaux de réfection du stade Lat Dior. Ensuite ce sera au tour du stadium Marius Ndiaye.
Il est midi : Ablaye Dione, vous êtes le chargé de la communication du Ministre des sports, la presse sénégalaise a réagi sévèrement après l’élimination précoce des lions du basket, votre réaction?
Ablaye Dione :Il faut édifier l’opinion par rapport à cette situation que nous déplorons tous. Le ministère des sports a les compétences de diriger le sport sénégalais sur toutes ses facettes, mais ce sport est délégué à des fédérations pour agir à la place de l’Etat. Le basket en fait partie et pour la Can angolaise, l’Etat du Sénégal veut s’exprimer. Vous savez que ce n’est pas l’Etat qui élabore les objectifs d’une équipe. Il y a une fédération mise en place par des ligues ou des associations. Et le cas de la fédération sénégalaise de basket en fait partie. C’est à Thiès lors de l’inauguration de la salle de basket du cid dirigée par Amadou Gallo fall, que la fédération avait demandé à rencontrer le ministre pour l’informer de la suite à donner à la préparation de l’équipe masculine de basket. Ils avaient demandé le recrutement d’un entraîneur de haut niveau et ils ont proposé Sam Vincent. Une personne connue du basket américain et que notre compatriote Amadou Gallo fall connaît bien pour être avec lui régulièrement. Sam vincent devait être à Dakar avec les techniciens, mais également aider la fédération à régler un certain nombre de problèmes. Il est extrêmement difficile de libérer les joueurs qui sont en Nba. Ce sont des questions d’assurance, des perdiems. Les membres de la fédération pensaient qu’avec SAM Vincent, les choses allaient être plus simples. Ils ont proposé Sam Vincent comme entraîneur, avec un package pour un montant de 25 millions. Ce que le ministre a accepté avec comme condition que « le ministre que je suis accepte mais qu’après la can masculine, Sam Vincent puisse accompagner les filles pour la Can féminine. Le recrutement de Sam Vincent était pour la fédération la porte pour reconquérir le titre. Aller sur le toit de l’Afrique. La fédération avait un programme. L’Etat lui, avait un rôle, celui d’apporter les moyens financiers pour permettre à la fédération d’atteindre ses objectifs. L’Etat est même allé plus loin que ce qu’avait voulu la fédération. La préparation a coûté plus de 200 millions pour 45 jours. Ce qui fait mal à certains, c’est la non présence de Sam Vincent. Le ministre a payé le billet le 3 août 2007. En class first pour un montant de 6 977500Francs CFA. Le billet devait l’amener de Dallas à Milan, Sam Vincent devait retrouver l’équipe à Bornéo, puis dallas, Italie, et Italie Rwanda. En aller retour. Mais Sam Vincent a utilisé ce billet pour Dallas-Milan. Il a rejoint l’équipe et il est resté trois jours. Il est retourné ensuite pour affaires personnelles et on n’a plus eu de ses nouvelles. Nous attendons le point de la vue de la fédération sur cette absence de Sam Vincent, sur cette promesse de reconquérir le toit de l’Afrique. Et ce recrutement de haut niveau s’était fait devant Maguette Diop, puis Gallo Fall.
La Can féminine se profile à l’horizon, est- ce que tout va être fin prêt?
Comme le ministère l’a fait pour les garçons, avec plus de 155 millions rien que pour la préparation, cette équipe nous a coûté plus de 7 millions en extra. Ce qui a été fait pour l’équipe masculine, suite à un programme déposé par la fédération, le même programme pour les filles a été respecté par l’Etat. Il a injecté 85 millions pour la préparation des filles en vue de la Can de basket. Elles sont à Bordeaux, puis elles vont se rendre dans la banlieue Parisienne avant de terminer par l’Algérie. Par rapport aux infrastructures, l’Etat est en train de réfectionner les stades Lat Dior et Marius Ndiaye. Pour un montant de 1milliard 500 millions. Le ministre a fait une tournée pour s’enquérir de l’état des travaux. Une mission sera conduite ce jeudi à Thiès. Ce qui s’est passé avec les garçons, nous ne voulons pas que cela se passe avec les filles. Vous savez à travers le monde, toutes les équipes de basket réclament et obtiennent leurs meilleurs joueurs. Le Sénégal a réclamé et n’a pas obtenu ses meilleurs joueurs. Tout le monde sait que Dessagana Diop, Boniface Ndong, Pape Sow, font partie des meilleurs. L’Etat et la fédération ont tout fait pour avoir ces joueurs en Angola. Et pour la Can féminine, on va demander que toutes les filles qui doivent regagner l’équipe nationale et travailler puissent le faire. Nous voulons gagner le défi de la participation et de l’organisation. Le défi de la participation est fondamental, parce que nous n’accepterons plus d’organiser et laisser les autres prendre les trophées et partir.
Propos recueillis par
Ndèye DIAW